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Le pointu est un bateau de pêche traditionnel méditerranéen venu du fond des âges.
Ce sont des embarcations construites en bois à l’origine, de nos jours, dans des matériaux composites
On trouve dans chaque port, quelque unes de ces barques aux couleurs souvent vives.
Bateaux de travail pour les pêcheurs aujourd’hui bateau de loisir remis à la mode par des amateurs de vieux gréements.
Ils doivent leur originalité à leurs formes galbées qui n’ont guère été modifiés depuis l’Antiquité, ils se reconnaissent dans leurs grandes lignes dans tous les Ports de la Méditerranée avec des touches locales souvent en héritage de leurs constructeurs, des charpentiers de marine de Provence, Ligurie, Naples, Sicile, Catalogne, Etc.…
Le bois utilisé pour la construction est l’objet de tous les soins.
Pour les membrures, du chêne, du frêne, de l’acacia
Pour le bordage du pin maritime, parasol, sylvestre ou d’Alep que l’on trouve dans notre région
Pour la quille, seule pièce à avoir une forme géométrique simple, elle est réalisée en une seule pièce en chêne, elle reçoit une semelle réalisée dans un bois plus tendre
Pour les tolets et bittes d’amarrage, on aura recours à un bois plus dur arbousier, cade ou bruyère
De nos jours, le chêne est toujours utilisé mais on emploie aussi des bois exotiques tel le teck ou l’acajou
Les charpentiers qui construisent ces pointus se transmettent leur savoir-faire de génération en génération.
Les outils sont parmi les plus simples, les ciseaux à bois, le maillet, la scie, l’herminette à lame courbe qui sert à dégrossir, le marteau court, la scie à ruban pour travailler les membrures
La taille courante est environ de 5 m à 8 m
Les membrures sont fixées sur la quille qui recevait l’étrave
L’étrave et l’étambot étaient ensuite tracés au gabarit puis assemblés à l’aide boulons en fer
Les bordées étaient façonnées et cloués avec des clous galvanisés ou mieux des rivets en cuivre
Le bordage achevé, l’on plaçait le banc de mât au niveau de la quatrième membrure
Ensuite le plat bord, le plancher, le « payol » et enfin l’organisation interne du bateau avec un compartiment pour recevoir le poisson
La coque était calfatée avec des tresses de chanvre, l’étanchéité était fignolée dans les temps plus anciens avec de la poix et du goudron obtenus par distillation de la résine du pin
Le ponçage de la coque précédait la mise en peinture
On retrouve encore une pièce qui fait la gloire des pointus, c’est le « capian » partie intégrante de l’étrave
De nos jours, nous faisons un moule de la coque et nous la fabriquons en polyester (qui nécessite moins d’entretien et supprime les problèmes d’étanchéité), on a aussi rajouté un moteur car plus beaucoup de marins ne rament (trop fatiguant surtout pour les plaisanciers)
Le plus souvent, les pointus qui ont un mât sont gréés en voile latine d’un maniement délicat mais avec un gréement simplifié du fait de la mobilité de la voile autour d’un point fixe.
La voile latine performante aux allures portantes marche mieux « au près » qu’une voile carrée
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